La suppression du Golden Visa en Espagne : ce que vous devez savoir

La suppression éventuelle des Golden visas en Espagne

Table des matières

Les points clés

  • Fin officielle du Golden Visa en avril 2025
    Le dispositif de résidence par investissement, lancé en 2013, est supprimé afin de limiter la pression sur le marché immobilier et répondre aux enjeux économiques et sociaux en Espagne.
  • Maintien des droits pour les bénéficiaires actuels
    Les titulaires d’un Golden Visa conservent leur statut et peuvent le renouveler, sous réserve de respecter les conditions d’investissement initiales.
  • Plus aucun accès à la résidence via l’immobilier
    Depuis le 3 avril 2025, l’achat d’un bien immobilier, même supérieur à 500 000 €, ne permet plus d’obtenir un permis de séjour en Espagne.
  • Des alternatives de résidence toujours disponibles
    Des solutions comme le visa non lucratif, le visa nomade numérique, le visa entrepreneur ou le visa salarié permettent toujours de s’installer légalement en Espagne selon votre profil.

Qu’était le Golden Visa espagnol ?

Le Golden Visa, ou visa de résidence par investissement, a été introduit en Espagne en 2013, initialement conçu pour attirer les investissements étrangers dans un contexte de crise économique, en incitant à l’acquisition de biens immobiliers et d’autres actifs tels que des titres de dette publique, des fonds d’investissement ou des investissements dans des entreprises espagnoles ou des projets d’intérêt général.

Concrètement, le programme permettait à des non-résidents de l’UE et à leur famille d’obtenir un visa d’un an, puis un permis de résidence de 3 ans renouvelable, sous condition de maintenir leur investissement : 500 000 € dans l’immobilier (hors emprunt, impôts et taxes), la création d’une entreprise générant des emplois, ou encore un investissement d’un million d’euros en actions ou dépôts bancaires, voire de 2 millions en dette publique.

Les titulaires bénéficiaient du droit au travail, à l’éducation, à la santé, à la libre circulation dans l’espace Schengen, ainsi que d’un accès possible à la résidence permanente puis à la nationalité.

Au total, 22 430 Golden Visas ont été délivrés jusqu’au début de l’année 2025.

Pourquoi a-t-il été supprimé ?

Le gouvernement espagnol a confirmé la suppression du Golden Visa le 3 avril 2025, considérant que le dispositif nourrissait la hausse des prix dans les zones tendues comme Madrid, Barcelone ou la Costa Blanca.

Portée par la Loi organique 1/2025, dite « Loi d’Efficacité du service public de justice », la réforme annule l’accès à la résidence via l’achat d’un bien de 500 000 €.

Plusieurs autres raisons ont motivé cette décision :

  • Crise du logement : le dispositif alimentait la flambée des prix dans les grandes métropoles et zones côtières
  • Alignement européen : volonté de se conformer aux directives de l’UE visant à limiter la spéculation financière
  • Risques financiers : dangers accrus de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale
  • Sécurité Schengen : la libre circulation perçue comme une faille sécuritaire
  • Financement illicite : crainte que le dispositif facilite indirectement le financement d’organisations terroristes

Certains experts restent toutefois sceptiques quant à l’efficacité de cette mesure sur le marché du logement, estimant que le problème de fond demeure le manque d’offre immobilière face à une demande croissante.

Que se passe-t-il pour les personnes qui avaient déjà un Golden Visa ?

La loi a prévu des dispositions transitoires claires.

Les titulaires actuels d’un Golden Visa conservent leur statut migratoire, à condition de respecter les critères établis lors de l’octroi initial.

Le renouvellement des permis déjà accordés reste possible, à condition de maintenir les conditions d’investissement d’origine, par exemple, la propriété des biens acquis ou les investissements financiers correspondants.

Les demandes de Golden Visa déposées avant l’entrée en vigueur de la loi, c’est-à-dire avant le 2 avril 2025, peuvent suivre le processus d’obtention du visa ou de l’autorisation conformément à la législation en vigueur au moment de la demande.

En revanche, tout compromis signé après le 3 avril n’ouvre plus droit à un permis de résidence.

Les autorités précisent qu’aucune prorogation ni dérogation n’est envisagée.

La suppression du Golden Visa

 

Quelles sont les alternatives au Golden Visa ?

L’Espagne propose plusieurs voies de résidence adaptées à différents profils :

Type de visa Profil concerné Conditions principales Avantages
Visa de résidence non lucrative (VNL) Retraités, personnes avec revenus passifs Revenus ≥ 2 400 €/mois
+ 7 200 €/an/personne à charge
Assurance santé privée
Résidence ≥ 183 jours/an
Pas d’activité professionnelle requise
Renouvelable
Accès à la résidence permanente après 5 ans
Visa nomade numérique Freelances, salariés en remote Revenus ≥ 2 763 €/mois
Entreprise active ≥ 1 an
Revenus espagnols ≤ 20 %
Fiscalité avantageuse (Loi Beckham 24 %)
Flexibilité professionnelle
Idéal pour profils internationaux
Visa entrepreneur Créateurs d’entreprise, startups Business plan validé par ENISA
Capital estimé : 50 000 € à 200 000 €
Résidence ≥ 6 mois/an
Procédure rapide (3-4 semaines)
Axé innovation et création d’emplois
Accès au marché espagnol
Visa de travail salarié Salariés recrutés par une entreprise espagnole Offre d’emploi préalable
Procédure initiée par l’employeur
Autorisation de travail requise
Accès direct au marché du travail
Cadre sécurisé
Intégration professionnelle facilitée

Le Visa de Résidence Non Lucrative (VNL)

C’est aujourd’hui l’alternative la plus populaire.

Il permet de résider en Espagne sans travailler, à condition de démontrer des ressources financières suffisantes : des revenus réguliers d’au moins 2 400 € par mois environ, et une assurance maladie privée en Espagne.

Un supplément de 7 200 € par an est requis pour chaque personne à charge.

En 2025, les titulaires doivent désormais résider en Espagne au moins 183 jours par an pour conserver leur statut.

Ce visa est renouvelable et ouvre la voie à la résidence permanente après cinq ans.

Il est idéal pour les retraités ou toute personne vivant de revenus passifs (loyers, dividendes, pensions).

Le Visa Nomade Numérique

Lancé en 2023, il est conçu pour les professionnels travaillant à distance pour des employeurs ou clients étrangers, avec un revenu minimum de 2 763 €/mois.

L’entreprise doit être opérationnelle depuis au moins un an, et les revenus espagnols ne peuvent dépasser 20 % du total pour les freelances.

Un avantage fiscal non négligeable : les titulaires peuvent bénéficier de la Loi Beckham, avec un taux forfaitaire de 24 % sur les revenus jusqu’à 600 000 €/an pendant 4 à 6 ans.

Le Visa Entrepreneur

Ce visa met l’accent sur l’innovation et la création d’emplois.

Les demandeurs doivent disposer d’un plan d’affaires solide, évalué par l’ENISA (Agence espagnole pour l’innovation), avec un processus d’examen réduit à trois ou quatre semaines.

Bien qu’il n’y ait pas d’investissement minimum imposé, les demandeurs doivent généralement démontrer l’accès à un capital de 50 000 à 200 000 € et résider en Espagne six mois par an.

Le Visa de Travail Salarié

Pour les personnes ayant reçu une offre d’emploi d’un employeur espagnol.

La procédure est initiée par l’employeur et nécessite une autorisation d’accès au marché du travail.

Et pour les investisseurs immobiliers ?

De nombreux acheteurs étrangers combinent désormais l’achat de biens immobiliers avec des visas alternatifs tels que le visa non lucratif ou le visa nomade numérique, bénéficiant ainsi à la fois de la résidence légale et des avantages liés à la propriété en Espagne.

Il est important de rappeler qu’acheter un bien immobilier en Espagne reste tout à fait légal pour un non-résident, mais cet achat ne permet plus d’obtenir automatiquement un permis de résidence.

Anticiper votre résidence en Espagne avec un accompagnement juridique sur mesure

La suppression du Golden Visa en Espagne marque un tournant majeur dans la politique migratoire et immobilière du pays.

Ce nouveau cadre oblige les investisseurs et expatriés à repenser leur stratégie d’installation en s’orientant vers des solutions alternatives telles que le visa non lucratif, le visa nomade numérique ou le visa entrepreneur.

Dans ce contexte, le cabinet Delaguía & Luzón accompagne ses clients de manière globale afin de sécuriser leur projet d’installation en Espagne.

L’équipe analyse votre situation personnelle et professionnelle, identifie le dispositif de résidence le plus adapté à votre profil et vous guide dans l’ensemble des démarches administratives et juridiques.

Le cabinet intervient également sur les aspects fiscaux et patrimoniaux afin d’optimiser votre installation et d’anticiper les implications à long terme.

Cet accompagnement vous permet de prendre des décisions éclairées, d’éviter les erreurs coûteuses et de vous installer en Espagne dans un cadre conforme, structuré et sécurisé.

Anticipez votre résidence en Espagne après la fin du Golden Visa

Contactez Delaguía & Luzón pour structurer votre projet de résidence en Espagne, identifier l’alternative la plus adaptée (visa non lucratif, nomade numérique, entrepreneur) et sécuriser votre situation juridique, fiscale et patrimoniale dans un cadre réglementaire en pleine évolution.

Table des matières

Avez-vous des questions ?

Contactez-nous

Localisation :

Avinguda Regne de Valencia, 6, 1º - 2º 46005 (Valencia, España)

Heures d'ouverture :

Lundi - Jeudi : 08 h 30 - 18 h 00
Vendredi : 8 h 30 - 15 h 00

Email :

felix.delaguia@delaguialuzon.com
sonia.gomezluzon@delaguialuzon.com

Partager sur