Résidence en Espagne : les points essentiels
- Un ressortissant hors Union européenne dispose en 2026 de six voies principales pour obtenir une résidence en Espagne : le visa non lucratif, le visa nomade numérique, le visa étudiant, le visa de travail, le visa entrepreneur et le visa de travailleur indépendant.
- Le visa de résidence par investissement (Golden Visa) n’accepte plus de nouvelles demandes depuis le 3 avril 2025, en application de la loi organique 1/2025.
- Les citoyens de l’Union européenne (Français, Belges, Luxembourgeois) et les Suisses n’ont besoin d’aucun visa : au-delà de trois mois, ils demandent leur inscription au registre central des étrangers dans les trois mois suivant leur entrée en Espagne.
- Un résident belge qui détient des actifs financiers prépare aussi, avant son départ, l’exit tax belge de 2026, dont le paiement est reporté de plein droit pour un départ vers l’Espagne.
- Le visa non lucratif exige en 2026 des ressources de 2 400 € par mois (400 % de l’IPREM) pour le demandeur, plus 600 € par mois (100 % de l’IPREM) pour chaque membre de la famille à charge.
- Un ressortissant hors Union européenne demande en principe son visa de résidence au consulat d’Espagne dont dépend son lieu de résidence, avant son arrivée en Espagne.
- Une personne qui séjourne plus de 183 jours par année civile en Espagne y devient résidente fiscale, selon l’article 9 de la loi espagnole sur l’impôt sur le revenu (IRPF).
- Après cinq ans de résidence légale et continue en Espagne, un ressortissant hors Union européenne peut demander une autorisation de résidence de longue durée.
La résidence en Espagne en 2026
Obtenir une résidence en Espagne en 2026 suppose d’abord d’identifier le régime applicable. Les citoyens de l’Union européenne et les Suisses relèvent de la libre circulation, tandis que les autres nationalités doivent obtenir un visa national avant leur départ.
Deux changements récents pèsent sur ces démarches : la fermeture du Golden Visa aux nouvelles demandes et l’entrée en vigueur d’un nouveau règlement des étrangers.
Comment obtenir la résidence en Espagne
Retraite, télétravail, création d’entreprise, études ou emploi salarié : chaque projet d’installation correspond à une forme de résidence en Espagne différente, avec ses propres conditions.
La loi 28/2022 sur les startups a créé un régime stable pour les nomades numériques et les entrepreneurs innovants. Le Real Decreto 1155/2024, nouveau règlement des étrangers publié au BOE, est en vigueur depuis le 20 mai 2025. Il réforme notamment les demandes initiales, les renouvellements de titres et le regroupement familial.
Pour chaque voie, voici les conditions, les documents requis, les délais habituels et les difficultés pratiques les plus fréquentes. Une fois la voie choisie, les démarches pratiques pour s’installer en Espagne prennent le relais sur place.
Chiffre clé : l’Espagne comptait 6 911 971 résidents de nationalité étrangère au 1er janvier 2025, soit 14,1 % de la population, selon le recensement annuel de la population 2025 publié par l’INE.
Qui doit demander une résidence en Espagne ?
L’obligation de demander un titre dépend principalement de la nationalité. Les citoyens de l’UE et de l’AELE bénéficient de la libre circulation et s’enregistrent directement auprès des autorités espagnoles une fois sur place.
Tous les autres ressortissants sont des ressortissants de pays tiers et doivent obtenir un visa auprès d’un consulat espagnol avant leur arrivée, puis formaliser leur résidence en Espagne.
Citoyens de l’Union européenne : le certificat d’enregistrement
Un ressortissant français, belge ou luxembourgeois peut s’installer en Espagne sans visa ni autorisation préalable. Les citoyens suisses bénéficient du même régime, en vertu de l’accord sur la libre circulation des personnes conclu entre la Suisse et l’Union européenne.
Au-delà de trois mois de séjour, une démarche reste obligatoire : l’inscription au Registro Central de Extranjeros (registre central des étrangers). Selon l’article 7 du Real Decreto 240/2007, publié au BOE, la demande se fait en personne auprès de l’Oficina de Extranjería de la province de résidence ou, à défaut, du commissariat de police, dans les trois mois suivant l’entrée en Espagne.
Le certificat d’enregistrement est remis immédiatement. Il mentionne le NIE (numéro d’identification d’étranger), indispensable ensuite pour les démarches fiscales, bancaires ou immobilières. Nos articles sur la carte verte, le NIE et la TIE et sur l’obtention du NIE détaillent ces documents.
Le droit de séjour de plus de trois mois suppose de remplir l’une des conditions suivantes :
- exercer une activité salariée ou indépendante en Espagne ;
- disposer, pour soi et sa famille, de ressources suffisantes et d’une assurance maladie couvrant tous les risques en Espagne ;
- être inscrit dans un établissement d’enseignement reconnu, avec une assurance maladie complète et une déclaration de ressources suffisantes ;
- accompagner ou rejoindre, comme membre de la famille, un citoyen de l’Union qui remplit l’une de ces conditions.
Le même texte interdit de fixer un montant de ressources unique : l’administration apprécie la situation personnelle de chaque demandeur. Pour savoir quels justificatifs présenter dans votre cas, contactez-nous pour confirmer votre situation au +34 963 74 16 57 ou à felix.delaguia@delaguialuzon.com.
L’absence de visa ne dispense pas des obligations fiscales : un citoyen de l’Union qui passe plus de 183 jours par an en Espagne y devient résident fiscal, selon les critères présentés plus bas.
Francophones hors Union européenne : l’obligation de visa
Les ressortissants canadiens sont dispensés de visa pour un séjour de courte durée. Ceux du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire figurent en revanche sur la liste des pays soumis à l’obligation de visa, publiée par le ministère espagnol des Affaires étrangères, même pour quelques jours.
Dans les deux cas, un projet de résidence de plus de 90 jours passe par un visa national, demandé au consulat d’Espagne dont dépend le lieu de résidence, selon l’une des voies présentées ci-dessous.
Visiteurs et résidents : la distinction
Les ressortissants de pays tiers peuvent séjourner dans l’espace Schengen jusqu’à 90 jours sur toute période glissante de 180 jours. C’est le cas des Canadiens, exemptés de visa, et des Marocains, Algériens, Tunisiens, Sénégalais ou Ivoiriens munis d’un visa Schengen de court séjour.
Les visiteurs ne peuvent pas travailler, ne peuvent pas s’inscrire au système public de santé et ne sont imposés que sur leurs revenus de source espagnole.
Le système d’entrée/sortie (EES) de l’UE est entré en vigueur en octobre 2025, remplaçant le tamponnage manuel des passeports par un enregistrement biométrique. L’autorisation préalable de voyage ETIAS est attendue fin 2026.
Toute personne prévoyant un séjour de plus de 90 jours doit obtenir un titre de résidence formel avant son arrivée.
Les principales voies de résidence en 2026
L’Espagne propose six voies principales de résidence aux nouveaux candidats hors Union européenne. Le visa investisseur, qui figure encore dans le tableau, n’accepte plus de nouvelles demandes depuis le 3 avril 2025. La voie la plus adaptée dépend de votre situation financière, de votre activité professionnelle et de vos objectifs à long terme.
| Voie de visa | Public cible | Seuil de revenus / capital (2026) | Validité initiale |
|---|---|---|---|
| Visa non lucratif | Retraités, personnes financièrement indépendantes | 2 400 €/mois (400 % de l’IPREM) + 600 €/mois par personne à charge | 1 an |
| Visa nomade numérique | Travailleurs à distance, freelances | 34 188 €/an (200 % du SMI) | 3 ans |
| Visa étudiant | Études universitaires, linguistiques, professionnelles | 600 €/mois minimum | Durée du programme |
| Visa de travail | Salariés d’un employeur espagnol | Offre d’emploi espagnole requise | 1 an |
| Visa entrepreneur | Fondateurs innovants | Avis favorable de l’ENISA | 3 ans |
| Visa de travailleur indépendant | Autónomos avec plan d’affaires | Plan d’affaires viable + capital | 1 an |
| Visa investisseur | Titulaires existants uniquement | Fermé depuis le 3 avril 2025 | N/A |
Visa non lucratif
La voie la plus prisée des retraités et des personnes financièrement indépendantes est le visa non lucratif.
Les candidats doivent justifier de ressources suffisantes pour vivre en Espagne sans y travailler, ainsi que d’une assurance maladie, publique ou privée, souscrite auprès d’un assureur autorisé à opérer en Espagne. La fiche officielle du ministère de l’Inclusion sur la résidence non lucrative exige aussi un certificat de casier judiciaire couvrant les cinq dernières années et un certificat médical. La demande se dépose au consulat d’Espagne dont dépend le lieu de résidence.
Le montant minimal est fixé par l’article 62 du Real Decreto 1155/2024, le règlement des étrangers publié au BOE : 400 % de l’IPREM par mois pour le demandeur, plus 100 % de l’IPREM par mois pour chaque membre de la famille à charge.
L’IPREM mensuel est de 600 €, montant fixé par la loi 31/2022 de finances pour 2023 (disposition additionnelle 90) et toujours appliqué en 2026, comme l’indique le barème 2026 du service public de l’emploi (SEPE). Le seuil atteint donc 2 400 € par mois (28 800 € par an) pour le demandeur et 600 € par mois (7 200 € par an) par proche à charge.
Les ressources doivent couvrir toute la durée du titre, délivré pour un an lors de la première demande.
Visa nomade numérique
Introduit par la loi 28/2022 sur les startups et affiné pour 2026, il s’agit de la voie de résidence connaissant la croissance la plus rapide pour les travailleurs à distance.
Les candidats doivent justifier de trois années d’expérience professionnelle ou de qualifications pertinentes, d’un revenu d’au moins 34 188 € par an (200 % du SMI en 2026), et d’une relation contractuelle d’au moins trois mois avec un employeur ou des clients non espagnols. Les revenus de source espagnole sont plafonnés à 20 % du total.
Le visa est renouvelable jusqu’à un total de cinq ans, au terme desquels une résidence de longue durée peut être demandée. La procédure complète figure dans notre guide complet du visa nomade numérique.
Visa entrepreneur et visa startup
Pour les fondateurs, le visa startup espagnol offre une résidence accélérée liée à un projet innovant, instruite par l’Empresa Nacional de Innovación (ENISA) via une unité UGE centralisée.
Le visa entrepreneur, plus large, couvre les projets non innovants dotés d’un plan viable, d’un capital suffisant et d’une évaluation de l’impact économique en Espagne.
Créer une société en Espagne et obtenir un titre de séjour restent deux procédures distinctes, menées auprès d’administrations différentes. Notre article sur la création d’une entreprise en Espagne présente les étapes côté société.
Délais légaux : pour un visa relevant de la loi 14/2013, comme le visa nomade numérique, le consulat doit statuer dans les 10 jours ouvrés, sauf consultation préalable prévue par le code des visas (article 75.5 de la loi 14/2013). Une autorisation de séjour demandée depuis l’Espagne auprès de l’UGE doit être résolue dans les 20 jours suivant le dépôt électronique ; à défaut, la loi la répute accordée (article 76.1 de la loi 14/2013). Ces jours se comptent en jours ouvrés, conformément à l’article 30.2 de la loi 39/2015 sur la procédure administrative. Il s’agit de délais maximaux fixés par la loi, et non de délais constatés : pour estimer le calendrier de votre dossier, contactez-nous pour confirmer votre situation au +34 963 74 16 57 ou à felix.delaguia@delaguialuzon.com.
La procédure de demande de résidence
La procédure débute généralement au consulat espagnol compétent dans le pays d’origine du candidat, bien que certaines voies (notamment les visas nomade numérique et startup) puissent être déposées depuis l’Espagne via l’unité UGE centralisée.
- Préparation des documents : passeport, casier judiciaire (apostillé et traduit), certificat médical, justificatifs financiers, assurance maladie privée, justificatif de logement et formulaire correspondant.
- Dépôt consulaire : dépôt en personne au consulat espagnol compétent. La plupart exigent un rendez-vous préalable.
- Instruction consulaire : le délai légal dépend du type de visa. Pour les visas de la loi 14/2013, dont le visa nomade numérique, le consulat dispose de 10 jours ouvrés (délai fixé par l’article 75.5 de la loi 14/2013).
- Délivrance du visa et entrée : le visa autorise une seule entrée et une fenêtre de 90 jours pour entrer en Espagne.
- Demande de la TIE : dans le mois suivant l’entrée en Espagne, demande en personne de la carte d’identité d’étranger (TIE) auprès du commissariat de police du lieu de résidence. Les titulaires d’un visa de résidence relevant de la section consacrée à la mobilité internationale de la loi 14/2013, dont le visa nomade numérique, n’ont pas à demander de TIE pendant la validité de ce visa : selon l’article 75.4 de la loi 14/2013, ces visas autorisent la résidence en Espagne sans TIE. Pour savoir si votre visa relève de ce régime, contactez-nous au +34 963 74 16 57 ou à felix.delaguia@delaguialuzon.com.
- Inscription au padrón : inscription à la mairie locale confirmant l’adresse de résidence.
L’inscription au padrón, la TIE et les autres formalités des 90 premiers jours après l’arrivée en Espagne font l’objet d’un article dédié.
Résidence, résidence fiscale et la règle des 183 jours
L’un des aspects les plus fréquemment mal compris de la résidence espagnole est la distinction entre la résidence administrative (le droit de vivre en Espagne) et la résidence fiscale (l’obligation de déclarer ses revenus mondiaux à l’AEAT). Les deux régimes peuvent s’appliquer simultanément.
Quand la résidence fiscale espagnole s’applique-t-elle ?
Vous devenez résident fiscal espagnol si vous remplissez l’un des critères suivants, fixés par l’article 9 de la loi 35/2006 sur l’IRPF, publiée au BOE :
- Présence physique : plus de 183 jours en Espagne au cours d’une année civile.
- Centre des intérêts économiques : l’Espagne constitue le lieu principal de vos activités économiques ou de vos actifs.
- Centre des intérêts familiaux : présomption de résidence lorsque votre conjoint et vos enfants mineurs résident en Espagne.
L’interaction avec les régimes fiscaux du pays d’origine est régie par des conventions bilatérales. Pour un départ depuis la Belgique ou la Suisse, c’est la convention conclue par ce pays avec l’Espagne qui s’applique : contactez-nous pour confirmer votre situation au +34 963 74 16 57 ou à felix.delaguia@delaguialuzon.com.
Pour une personne qui quitte la France, la convention fiscale franco-espagnole du 10 octobre 1995, publiée au BOE règle les cas de double résidence. Son article 4 retient successivement le foyer d’habitation permanent, le centre des intérêts vitaux, le lieu de séjour habituel puis la nationalité. Notre analyse de la convention fiscale entre la France et l’Espagne détaille ces critères.
La loi Beckham pour les professionnels nouvellement arrivés
Les professionnels étrangers nouvellement arrivés peuvent bénéficier du régime spécial des expatriés prévu à l’article 93 de la loi 35/2006. Ce régime, communément appelé loi Beckham, impose les revenus éligibles de source espagnole à un taux fixe de 24 % jusqu’à 600 000 € (47 % au-delà), pendant six exercices fiscaux maximum.
Modelo 720 et actifs détenus à l’étranger
Les résidents fiscaux espagnols détenant des actifs à l’étranger d’une valeur supérieure à 50 000 € dans l’une des trois catégories (comptes bancaires, titres, biens immobiliers) doivent déposer le Modelo 720 annuel. L’obligation déclarative reste en vigueur malgré la réforme du régime de sanctions par la CJUE en 2022.
Santé, sécurité sociale et droits conférés par la résidence
La résidence en Espagne confère un ensemble substantiel de droits, comprenant l’accès aux services publics, la liberté de travailler dans la plupart des cas, le regroupement familial et une voie définie vers la résidence de longue durée et la nationalité.
- Santé publique : accès via les cotisations de sécurité sociale, le formulaire S1 (retraités dont la pension est versée par un autre État de l’Union européenne ou par la Suisse), le Convenio Especial ou une assurance privée.
- Éducation : écoles publiques, écoles concertées et plus de 30 écoles internationales dans la Communauté valencienne.
- Conduite automobile : les permis de l’UE sont reconnus. Un permis délivré hors de l’Union européenne et reconnu en Espagne permet de conduire pendant six mois au maximum à compter de l’acquisition de la résidence normale, selon l’article 21 du règlement général des conducteurs (Real Decreto 818/2009). Passé ce délai, il faut l’échanger contre un permis espagnol lorsqu’une convention avec le pays de délivrance le prévoit (article 22 du Real Decreto 818/2009), ou à défaut obtenir le permis espagnol en réussissant les épreuves.
- Regroupement familial : conjoints, enfants à charge et ascendants à charge peuvent être accueillis.
- Résidence de longue durée : après cinq ans de résidence légale continue.
- Nationalité : généralement après 10 ans, réduit à 2 ans pour les ressortissants latino-américains, andorrans, philippins, équato-guinéens, portugais et séfarades.
Chiffre clé : 127 015 ressortissants français résidaient en Espagne au 1er janvier 2025, selon les chiffres par nationalité du recensement 2025 de l’INE.
Erreurs fréquentes lors de la demande de résidence en Espagne
- Casiers judiciaires incomplets ou périmés : la plupart des consulats exigent un extrait délivré au cours des 90 derniers jours, apostillé et traduit.
- Assurance maladie privée insuffisante : la police doit couvrir l’ensemble du territoire espagnol, sans franchise ni participation aux frais.
- Justificatifs financiers insuffisants : les relevés bancaires doivent être récents, complets et traduits lorsque requis.
- Documents mal traduits : seules les traductions réalisées par des traducteurs assermentés sont acceptées.
- Antécédents de dépassement de séjour Schengen : les candidats sont désormais systématiquement détectés via l’EES.
- Non-respect du délai post-arrivée : le titulaire d’un visa de plus de six mois doit demander sa TIE en personne dans le mois suivant son entrée en Espagne (article 4.2 de la loi organique 4/2000, repris par l’article 209 du Real Decreto 1155/2024). Ne pas le faire constitue une infraction grave, passible d’une amende de 501 à 10 000 € selon les articles 53.1.h et 55.1.b de la loi organique 4/2000. En cas de retard, contactez-nous pour confirmer votre situation au +34 963 74 16 57 ou à felix.delaguia@delaguialuzon.com.
Ce qui a changé pour 2026
- Fermeture du Golden Visa (3 avril 2025) : la voie de résidence par investissement immobilier a pris fin pour les nouveaux candidats.
- Déploiement de l’EES (octobre 2025) : enregistrement biométrique de chaque entrée et sortie de l’espace Schengen.
- ETIAS (lancement attendu fin 2026) : autorisation préalable de voyage pour les ressortissants exemptés de visa.
- Real Decreto 1155/2024 : en vigueur depuis le 20 mai 2025, réformes procédurales substantielles remplaçant le RD 557/2011.
- Extensions de la loi Beckham : la loi 28/2022 a étendu le régime aux travailleurs à distance et aux nomades numériques.
- Seuils du visa nomade numérique : le seuil 2026 est fixé à 200 % du SMI, soit environ 34 188 € par an.
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Questions fréquentes sur la résidence en Espagne
Un ressortissant français a-t-il besoin d’un visa pour vivre en Espagne ?
Non. Les citoyens français, belges, luxembourgeois et suisses bénéficient de la libre circulation. Au-delà de trois mois, ils demandent en personne leur inscription au registre central des étrangers, dans les trois mois suivant leur entrée, en justifiant d’une activité, ou de ressources suffisantes et d’une assurance maladie.
Combien de temps faut-il pour obtenir la résidence en Espagne ?
Il n’existe pas de délai unique : il dépend du type de visa et du lieu de dépôt. Pour les visas de la loi 14/2013, comme le visa nomade numérique, le consulat doit statuer dans les 10 jours ouvrés, et l’UGE dispose de 20 jours pour une autorisation demandée depuis l’Espagne, selon les articles 75 et 76 de la loi 14/2013 de soutien aux entrepreneurs. Lorsque la TIE est exigée, elle se demande en personne dans le mois suivant l’entrée en Espagne, comme le prévoit l’article 4.2 de la loi organique 4/2000 sur les étrangers. Pour estimer le calendrier de votre dossier, contactez-nous pour confirmer votre situation au +34 963 74 16 57 ou à felix.delaguia@delaguialuzon.com.
Puis-je demander la résidence après mon arrivée en Espagne ?
En règle générale non, bien que les visas nomade numérique, entrepreneur et startup permettent, dans certains cas, une demande depuis l’Espagne. Les autres voies exigent un dépôt consulaire dans le pays d’origine.
Dois-je apprendre l’espagnol pour obtenir la résidence ?
Non pour la résidence initiale. Oui pour la nationalité, où le DELE A2 et l’examen CCSE sont exigés.
De quel revenu ai-je besoin pour le visa non lucratif ?
En 2026, 2 400 € par mois pour le demandeur principal (400 % de l’IPREM), plus 600 € par mois (100 % de l’IPREM) pour chaque membre de la famille à charge. Ces ressources doivent couvrir toute la durée du titre, sans activité professionnelle en Espagne.
Qu’est-il advenu du Golden Visa ?
Il a fermé aux nouvelles demandes le 3 avril 2025. Selon la disposition transitoire deuxième de la loi 14/2013, ajoutée par la loi organique 1/2025, les visas et autorisations d’investisseur en cours de validité à cette date restent valables pour la durée pour laquelle ils ont été délivrés, et leurs demandes de renouvellement sont instruites selon les règles en vigueur à la date de l’autorisation initiale. Pour savoir comment ce régime s’applique à votre titre, contactez-nous pour confirmer votre situation au +34 963 74 16 57 ou à felix.delaguia@delaguialuzon.com. Les voies alternatives sont le visa non lucratif et le visa nomade numérique.
Puis-je travailler en Espagne avec un visa non lucratif ?
Non. Le visa non lucratif interdit expressément l’exercice d’une activité salariée en Espagne.
Vais-je automatiquement devenir résident fiscal espagnol ?
Vous le devenez si vous séjournez plus de 183 jours en Espagne au cours d’une année civile, si l’Espagne devient le centre de vos intérêts économiques, ou si votre conjoint et vos enfants à charge y résident.
Puis-je voyager dans l’espace Schengen avec un titre de résidence espagnol ?
Oui. Un TIE permet de circuler librement dans l’espace Schengen jusqu’à 90 jours sur toute période de 180 jours.
Combien de temps avant de pouvoir demander la nationalité espagnole ?
La plupart des ressortissants de pays tiers y sont éligibles après 10 ans de résidence légale continue, réduit à 2 ans pour les latino-américains et à 1 an pour les conjoints de citoyens espagnols.
Que se passe-t-il si ma demande de visa est refusée ?
Les refus peuvent faire l’objet d’un recours administratif dans un délai d’un mois, ou d’un recours juridictionnel dans un délai de deux mois. Notre équipe traite ces deux types de démarches.


