En résumé, pour les dirigeants pressés
L’Impuesto sobre Sociedades frappe toute entreprise dont la résidence fiscale se trouve en Espagne. Taux général : 25 %. Nouvelles sociétés : 15 % les deux premiers exercices bénéficiaires. Micro-entreprises (CA < 1 M€) : 23 %. Startups certifiées ENISA : 15 % pendant 4 ans au titre de la Ley 28/2022. Zona Especial Canaria : 4 %.
La déclaration passe par le Modelo 200 (annuel) et trois Modelos 202 (acomptes en avril, octobre, décembre). La convention fiscale franco-espagnole du 10 octobre 1995 neutralise la double imposition pour les investisseurs français et belges.
Le cabinet Delaguía & Luzón pilote chaque année la déclaration IS de dizaines de sociétés francophones — des micro-SL aux filiales de groupes internationaux.
Imaginez la scène : vous venez d’immatriculer votre Sociedad Limitada à Valencia. Six mois après la clôture de votre premier exercice, l’AEAT attend votre Modelo 200. Mal calibré, ce dépôt peut vous coûter des milliers d’euros de régularisation. Bien calibré, il peut réduire votre taux effectif à 15 %, voire à 4 % si vous êtes implanté dans la Zona Especial Canaria. L’écart entre les deux scénarios tient à une connaissance précise de la Ley 27/2014 del Impuesto sobre Sociedades et de ses régimes dérogatoires.
L’Impuesto sobre Sociedades (IS espagnol) est un impôt direct qui frappe les bénéfices des personnes morales résidentes en Espagne. Il ne concerne ni les travailleurs indépendants — soumis à l’IRPF — ni les sociétés non résidentes sans établissement stable, lesquelles relèvent de l’IRNR (Impuesto sobre la Renta de no Residentes).
Les sociétés visées sont toutes celles dont le siège social, le siège de direction effective ou la constitution juridique se situe sur le territoire espagnol : Sociedades Limitadas, Sociedades Anónimas, Sociedades Cooperativas, SOCIMI, filiales espagnoles de groupes étrangers. La fiscalité espagnole présente plusieurs leviers nettement plus favorables que l’équivalent français, en particulier pour les PME et les jeunes sociétés — à condition de maîtriser ses statuts juridiques et ses différences avec la SARL française.
« Depuis 2023, les microempresas dont le chiffre d’affaires n’excède pas 1 million d’euros bénéficient d’un taux d’imposition progressif partant de 23 %, réduit à 21 % à horizon 2027. »
Qui doit payer l’Impuesto sobre Sociedades ?
Quatre critères déclenchent l’assujettissement à l’IS espagnol :
- la constitution de la société selon le droit espagnol ;
- l’existence d’un siège social en Espagne ;
- le siège de direction effective situé sur le territoire espagnol ;
- pour les sociétés étrangères, l’existence d’un établissement stable (succursale, bureau, chantier de plus de 12 mois).
Les fondations inscrites au registre et les associations déclarées d’utilité publique relèvent d’un régime spécifique à 10 %. Les SOCIMI (équivalent espagnol des SIIC françaises et des SIR belges) sont imposées à 0 %, sous réserve de distribuer 80 % de leur résultat locatif.
Calendrier déclaratif : visualisation du millésime fiscal
La période imposable épouse l’exercice comptable — généralement l’année civile, mais elle peut être décalée. Le dépôt du Modelo 200 intervient dans les 25 jours qui suivent les 6 mois postérieurs à la clôture. Pour une clôture au 31 décembre, l’échéance tombe donc entre le 1er et le 25 juillet.
Spécificité espagnole : trois acomptes trimestriels via le Modelo 202, exigibles en avril, octobre et décembre. Deux modes de calcul coexistent :
- Méthode de la cuota íntegra : 18 % de la dette fiscale du dernier exercice clos ;
- Méthode du résultat courant (obligatoire pour les CA > 6 M€) : pourcentage appliqué sur le bénéfice réel de la période.
Les groupes qui optent pour la consolidación fiscal déposent en plus le Modelo 220. Un comptable qualifié à Valencia ou un gestor expérimenté devient vite incontournable pour synchroniser ces déclarations avec l’IVA, les retenues à la source et les comptes annuels déposés au Registro Mercantil.
Calendrier comparé : Espagne vs France vs Belgique
| Pays | Déclaration annuelle | Échéance (exercice civil) | Acomptes |
|---|---|---|---|
| 🇪🇸 Espagne | Modelo 200 | 1–25 juillet (N+1) | 3 via Modelo 202 (avril, octobre, décembre) |
| 🇫🇷 France | Formulaire 2065 + liasse | Au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai | 4 via relevés 2571 (mars, juin, septembre, décembre) |
| 🇧🇪 Belgique | Déclaration 275.1 (Biztax) | Dans les 7 mois suivant la clôture | 4 versements anticipés (VA1–VA4, majoration si absence) |
Quels sont les taux en vigueur en 2026 ?
L’IS espagnol fonctionne par paliers et régimes, à la différence du taux unique français. Le paysage 2026 se présente ainsi :
Pyramide des taux IS en Espagne — exercice 2026
| Profil d’entreprise | Taux IS applicable | Base légale |
|---|---|---|
| Taux général | 25 % | Ley 27/2014, art. 29 |
| Micro-entreprises (CA < 1 M€) | 23 % (dégressif jusqu’à 21 % en 2027) | Ley 31/2022 |
| Nouvelles sociétés (2 premiers exercices bénéficiaires) | 15 % | Ley 27/2014, art. 29.1 |
| Startups certifiées ENISA | 15 % pendant 4 ans | Ley 28/2022 (Ley de Startups) |
| Zona Especial Canaria (ZEC) | 4 % | Ley 19/1994 |
| Coopératives protégées | 20 % | Ley 20/1990 |
| Fondations et associations d’utilité publique | 10 % | Ley 49/2002 |
| SOCIMI (sociétés cotées d’investissement immobilier) | 0 % (sous conditions de distribution) | Ley 11/2009 |
| Fonds d’investissement collectifs (min. 100 actionnaires) | 1 % | Ley 35/2003 |
Une tributación mínima de 15 % sur la base imposable s’applique depuis 2022 aux groupes dont le chiffre d’affaires consolidé dépasse 20 millions d’euros, en transposition anticipée de l’accord OCDE Pilier 2. Ceuta et Melilla bénéficient par ailleurs d’un abattement de 50 % sur la quote-part générée localement.
Match à trois : Espagne, France, Belgique
Pour un entrepreneur francophone qui hésite entre Paris, Bruxelles et Valencia, les taux nominaux ne disent qu’une partie de l’histoire. Voici la comparaison des taux effectifs d’IS pour les profils les plus fréquents :
| Profil | 🇪🇸 Espagne | 🇫🇷 France | 🇧🇪 Belgique |
|---|---|---|---|
| Taux général | 25 % | 25 % | 25 % |
| Taux PME/TPE | 23 % (CA < 1 M€) | 15 % sur les 42 500 premiers € (CA < 10 M€) | 20 % sur les 100 000 premiers € (PME + critères) |
| Nouvelle société | 15 % les 2 premiers ex. bénéficiaires | Aucun régime spécifique (taux général) | Aucun régime spécifique (taux général) |
| Startup certifiée | 15 % pendant 4 ans (ENISA) | JEI : exonération IS partielle pendant 8 ans | Aucun taux réduit spécifique |
| Zone fiscale ultramarine | 4 % (ZEC Canaries) | Zones franches d’activité DOM : abattements jusqu’à 80 % | N/A |
| Minimum effectif | 15 % (groupes > 20 M€ CA) | Pilier 2 OCDE appliqué | Pilier 2 OCDE appliqué |
« La Ley 28/2022 de fomento del ecosistema de las empresas emergentes permet aux startups certifiées par l’ENISA de bénéficier d’un taux de 15 % durant quatre exercices, d’un report des acomptes et d’un régime de stock-options attractif pour les salariés. »
Déductions, crédits d’impôt et régimes spéciaux : les leviers d’optimisation
R&D&i : jusqu’à 42 % de crédit d’impôt
Les dépenses en recherche et développement ouvrent droit à un crédit d’impôt de 25 % (jusqu’à 42 % pour les dépenses dépassant la moyenne des deux exercices précédents), cumulable avec un supplément de 17 % sur les salaires des chercheurs qualifiés. Ce dispositif se chiffre et se documente avec rigueur — l’AEAT contrôle régulièrement ces dossiers.
| Dispositif R&D | 🇪🇸 Espagne | 🇫🇷 France (CIR) | 🇧🇪 Belgique |
|---|---|---|---|
| Crédit d’impôt R&D | 25 % (42 % sur l’excédent) | 30 % jusqu’à 100 M€, 5 % au-delà | 13,5 % (unique) ou 20,5 % (étalé) |
| Bonus salariés | +17 % sur chercheurs qualifiés | Forfait jeune docteur | Exonération partielle 80 % du précompte prof. |
| Patent Box | Exonération 60 % | Taux réduit 10 % (art. 238) | Déduction 85 % (innovation income) |
| Remboursement si pas d’IS dû | Oui (monétisation possible) | Oui (remboursement immédiat pour PME) | Oui (étalé sur 5 ans) |
Patent Box : 60 % d’abattement sur les revenus de la propriété intellectuelle
Le Patent Box espagnol (art. 23 de la Ley 27/2014) exonère à 60 % les revenus issus de la cession ou de la concession de brevets, modèles d’utilité, dessins industriels et logiciels protégés. Un mécanisme clé pour les sociétés technologiques et les groupes qui centralisent leur propriété intellectuelle en Espagne.
Holdings ETVE et exonération des dividendes
Les holdings ETVE (Entidades de Tenencia de Valores Extranjeros) bénéficient d’une exonération à 95 % sur les dividendes et plus-values provenant de filiales étrangères détenues à au moins 5 %. L’Espagne reste l’un des régimes holding les plus compétitifs de l’Union européenne, aux côtés du Luxembourg et des Pays-Bas.
| Régime holding | 🇪🇸 Espagne (ETVE) | 🇫🇷 France (mère-fille) | 🇧🇪 Belgique (RDT/DBI) |
|---|---|---|---|
| Exonération dividendes | 95 % (taux effectif 1,25 %) | 95 % (taux effectif 1,25 %) | 100 % (taux effectif 0 %) |
| Seuil de détention | ≥ 5 % ou 20 M€ | ≥ 5 % | ≥ 10 % ou 2,5 M€ |
| Durée minimale de détention | 1 an | 2 ans | 1 an |
| Plus-values de cession | 95 % exonérées | 88 % exonérées (long terme) | 100 % exonérées (sous conditions) |
Régime ERD (Entidades de Reducida Dimensión)
Les sociétés dont le chiffre d’affaires n’a pas dépassé 10 millions d’euros sur l’exercice précédent accèdent au régime ERD : amortissements accélérés, liberté d’amortissement pour les investissements créateurs d’emploi, provision forfaitaire de 1 % sur les créances douteuses.
Bases Imponibles Negativas : reports de déficits et comparatif européen
Les BINs (déficits fiscaux reportables) peuvent être compensés sans limite temporelle, dans la limite de 70 % de la base imposable positive (25 % si le CA dépasse 60 M€). Un levier décisif pour les startups qui accumulent des pertes en phase d’amorçage avant d’atteindre la rentabilité.
| Report des pertes fiscales | 🇪🇸 Espagne | 🇫🇷 France | 🇧🇪 Belgique |
|---|---|---|---|
| Durée de report en avant | Illimité | Illimité | Illimité |
| Plafond annuel | 70 % (25 % si CA > 60 M€) | 1 M€ + 50 % de l’excédent | 1 M€ + 70 % de l’excédent (corbeille de 30 %) |
| Report en arrière (carry-back) | Non | Oui, 1 an (plafond 1 M€) | Oui, en cas de pertes Covid (dispositif transitoire) |
💡 Le saviez-vous ?
L’Espagne est le seul des trois pays à proposer un taux réduit automatique de 15 % pour les sociétés nouvellement créées, sans critère de type « jeune entreprise innovante » (JEI française) ni de certification ministérielle. Une simple SL qui réalise son premier bénéfice y a droit.
Sources : Ley 27/2014, art. 29.1 (BOE) ↗ · BOFIP – JEI ↗ · SPF Finances BE ↗
Géographie fiscale : les territoires à taux réduit
Trois territoires espagnols appliquent une fiscalité dérogatoire, chacun avec une logique propre :
- Canaries (ZEC) : taux IS de 4 %, plafonné selon les emplois créés. Activités éligibles : industrie, logistique, ingénierie, services IT. Obligation de maintenir le siège et la direction effective dans l’archipel.
- Ceuta et Melilla : abattement de 50 % sur la quote-part d’IS générée localement, pour compenser l’insularité et l’éloignement.
- Pays basque et Navarre : régime de concierto económico avec leurs propres lois IS, dont certaines dispositions plus favorables que le régime commun.
« Sur l’exercice 2024, les entreprises installées dans la Zona Especial Canaria ont cumulé plus de 38 000 emplois, avec un taux effectif d’imposition de 4 % sur leur base imposable éligible. »
— Consorcio de la Zona Especial Canaria, rapport annuel 2024 ↗
Français et Belges détenteurs d’une société espagnole : éviter la double imposition
Deux conventions fiscales verrouillent la coordination avec l’Espagne :
- la convention fiscale franco-espagnole du 10 octobre 1995 ;
- la convention fiscale belgo-espagnole du 14 juin 1995 (entrée en vigueur en 2003).
Concrètement, un résident fiscal français ou belge qui détient une Sociedad Limitada à Valencia doit déclarer les dividendes perçus dans son pays de résidence, mais l’impôt retenu à la source en Espagne (19 % sur les dividendes sortants, réduit à 15 % par la convention) est imputable via un crédit d’impôt.
| Flux entre Espagne et pays de résidence | 🇫🇷 Résident français | 🇧🇪 Résident belge |
|---|---|---|
| Retenue à la source espagnole sur dividendes | 15 % (convention) | 15 % (convention) |
| Retenue à la source sur intérêts | 10 % | 10 % |
| Retenue à la source sur redevances | 5 % | 5 % |
| Mécanisme anti-double imposition | Crédit d’impôt imputable sur IR | Crédit d’impôt QFIE (Quotité Forfaitaire d’Impôt Étranger) |
| Exit tax en cas de transfert de siège | Oui (art. 167 bis CGI) | Oui (art. 210 CIR92) |
Les dirigeants qui transfèrent leur résidence fiscale peuvent par ailleurs examiner la Loi Beckham, qui plafonne l’IRPF à 24 % pendant 6 ans pour les impatriés. À combiner avec une réflexion patrimoniale globale incluant l’Impôt sur la fortune et, le cas échéant, la fiscalité de la retraite.
⚠️ Piège à éviter
Un dirigeant français qui détient 100 % d’une SL espagnole mais pilote effectivement l’activité depuis Paris peut voir la société requalifiée en résidence fiscale française. Le critère du « siège de direction effective » prime sur l’immatriculation formelle — c’est l’un des principaux motifs de redressement transfrontalier.
Sources : Ley 27/2014, art. 8 (BOE) ↗ · Convention fiscale FR-ES 1995 (DGFiP) ↗
Les erreurs qui coûtent le plus cher
- Confondre résidence fiscale et lieu d’immatriculation : un siège espagnol avec direction effective en France entraîne la requalification en résidence fiscale française ;
- Rater les acomptes du Modelo 202 : pénalités de 1 % par mois de retard, majorées de 5 à 20 % selon le délai ;
- Mal appliquer la tributación mínima : les groupes sous 15 % effectif subissent un redressement automatique ;
- Négliger la documentation des prix de transfert : obligatoire au-delà de 250 000 € d’opérations intra-groupe, sanctionnée jusqu’à 15 % des ajustements ;
- Sous-estimer le contrôle fiscal espagnol : l’AEAT croise automatiquement les Modelos 200, 303 (IVA) et 347 (opérations supérieures à 3 005 €).
« Selon l’Informe Anual de Recaudación Tributaria 2024, l’Impuesto sobre Sociedades a généré 35,08 milliards d’euros de recettes pour l’État espagnol, en hausse de 10 % sur un an. »
— Agencia Tributaria, rapport de recouvrement 2024 ↗
Foire aux questions
Quel est le taux de l’impôt sur les sociétés en Espagne en 2026 ?
Le taux général reste fixé à 25 %. Les micro-entreprises (CA < 1 M€) sont à 23 %, les nouvelles sociétés à 15 % pendant deux exercices bénéficiaires, les startups certifiées ENISA à 15 % pendant 4 ans, et les entités ZEC aux Canaries à 4 %.
L’Espagne est-elle fiscalement plus avantageuse que la France ou la Belgique pour une PME ?
Pour une PME nouvellement créée, l’Espagne est clairement plus compétitive : 15 % les deux premiers exercices bénéficiaires, sans plafond de chiffre d’affaires. La France offre son taux réduit de 15 % uniquement sur les 42 500 premiers euros de bénéfice, et la Belgique 20 % sur les 100 000 premiers euros — sous conditions strictes (critères de PME, rémunération du dirigeant d’au moins 45 000 €, etc.).
Quand faut-il déposer le Modelo 200 ?
Entre le 1er et le 25 juillet pour les exercices clos au 31 décembre. Plus généralement, dans les 25 jours qui suivent les 6 mois postérieurs à la clôture comptable.
Les acomptes du Modelo 202 sont-ils obligatoires dès la première année ?
Non. Les sociétés nouvellement constituées sont dispensées d’acomptes lors de leur premier exercice. Les acomptes démarrent à partir du deuxième exercice, sur la base de la cuota du premier.
Mon entreprise française peut-elle bénéficier du taux de 15 % en ouvrant une filiale en Espagne ?
Oui, sous conditions : la filiale doit constituer une activité économique réelle (et non un simple montage), respecter les règles de substance (locaux, personnel, direction effective) et ne pas résulter d’une opération de coquille vide. L’Espagne a durci ses contrôles depuis la transposition d’ATAD.
Quels sont les frais d’un expert-comptable pour gérer l’IS d’une SL à Valencia ?
Comptez entre 1 800 € et 4 500 € HT par an selon le volume d’opérations, la présence d’opérations internationales, la gestion ou non de la paie et les obligations IVA mensuelles ou trimestrielles. Un comptable qualifié à Valencia facturera typiquement 150 € à 300 € HT par mois pour une petite SL.
Comment fonctionne l’exonération à 95 % des dividendes ?
Lorsqu’une société espagnole détient au moins 5 % du capital d’une filiale (espagnole ou étrangère) depuis au moins un an, les dividendes et plus-values perçus bénéficient d’une exonération de 95 %. Seuls 5 % sont intégrés à la base imposable, soit un taux effectif de 1,25 % (25 % × 5 %).
Combien de temps puis-je reporter un déficit fiscal ?
Sans limite temporelle. Les BINs se reportent indéfiniment, dans la limite de 70 % de la base positive annuelle (25 % au-delà de 60 M€ de CA). À titre de comparaison, la France et la Belgique appliquent une formule « corbeille » autour de 1 M€ + pourcentage de l’excédent.
Que se passe-t-il en cas de retard de déclaration ?
Sans injonction préalable de l’AEAT : majoration de 1 % par mois jusqu’à 12 mois, puis 15 % + intérêts de retard. Avec injonction : pénalités de 50 % à 150 % de la dette due. La régularisation spontanée reste donc toujours préférable au contrôle.
Les SOCIMI paient-elles vraiment 0 % d’IS ?
Oui, à condition de cotation en Bourse ou sur le BME Growth, d’au moins 80 % d’actifs immobiliers locatifs, d’une détention minimale de 3 ans, et d’une distribution de 80 % du résultat locatif et 50 % des plus-values. Un impôt spécial de 15 % s’applique toutefois sur les bénéfices non distribués.
Une association peut-elle être assujettie à l’IS ?
Oui, dès qu’elle exerce une activité économique. Les associations d’utilité publique relevant de la Ley 49/2002 bénéficient d’un taux de 10 % ; les autres sont soumises au taux de 25 % sur leurs revenus non exonérés.
Sécuriser votre Impuesto sobre Sociedades avec Delaguía & Luzón
La fiscalité espagnole des sociétés offre des leviers d’optimisation parmi les plus compétitifs d’Europe — à condition de documenter chaque choix. Les avocats fiscalistes de Delaguía & Luzón pilotent à Valencia la déclaration IS de PME francophones, de startups en phase d’amorçage, de holdings ETVE et de filiales de groupes internationaux.
L’équipe bilingue couvre l’ensemble de la chaîne : droit commercial, gestion sociale, conseil fiscal et audit. Pour les investisseurs étrangers, Delaguía & Luzón collabore étroitement via son cabinet international et ses antennes à Madrid, Barcelone et Alicante.
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📍 Adresse : Avinguda Regne de Valencia, 6, 1º-2º, 46005 Valencia (Espagne)
📞 Téléphone : +34 963 74 16 57
✉️ E-mails : felix.delaguia@delaguialuzon.com · sonia.gomezluzon@delaguialuzon.com
🕘 Horaires : Lundi–Jeudi 08h30–18h00 · Vendredi 08h30–15h00
Qui est redevable de l’impôt sur les sociétés en Espagne ?
Sont concernées les entités ayant leur résidence fiscale en Espagne : sociétés limitées (SL), sociétés anonymes (SA), filiales, coopératives et certaines entités sans but lucratif. Les travailleurs indépendants relèvent de l’IRPF. Pour la structuration initiale, consultez créer une entreprise en Espagne.
Quand et comment déposer la déclaration de l’impôt sur les sociétés ?
La déclaration est basée sur la comptabilité commerciale et se dépose dans les 25 jours suivant les six mois après la clôture de l’exercice. Trois acomptes sont exigés en avril, octobre et décembre et s’imputent sur l’impôt final. Besoin d’assistance ? Nos experts en droit fiscal et comptabilité peuvent prendre en charge le calcul et le dépôt.
Quels sont les taux appliqués et existe-t-il des régimes avantageux ?
Les taux varient selon la taille et la nature de l’entreprise, avec des conditions favorables pour les nouvelles sociétés. Certaines entités peuvent bénéficier de taux réduits ou de déductions. Évaluez les options de holding de type ETVE ici : constituer une société holding en Espagne.
Comment éviter la double imposition pour un associé ou une maison mère en France ?
La convention fiscale franco-espagnole permet d’éviter la double imposition. Les revenus sont déclarés dans chaque pays avec mécanismes de crédit d’impôt. Pour les structures internationales, voyez nos services en droit commercial et gestion sociale des entreprises.
Que se passe-t-il en cas d’erreur, de contrôle ou de retard de paiement ?
Des intérêts et pénalités peuvent s’appliquer et l’administration peut ouvrir un contrôle. Pour vous préparer et corriger d’éventuelles anomalies, consultez contrôle fiscal en Espagne ou contactez-nous directement via le formulaire en ligne